Découverte du Fuji X-E2

C’est exaltant de découvrir un tout nouveau système. Les automatismes sont chamboulés ; d’une certaine manière, on retrouve le plaisir du débutant plein d’entrain, prêt à affronter des situations connues avec un matériel inconnu.

C’est ainsi que je me suis lancé dans le connu (ce qui signifie pour moi : à Lyon, le parc de la tête d’or et le quartier confluence), pour tester le petit nouveau (le fuji X-E2 avec un 35mm f1.4, dont l’adoption a été évoquée ici).

Trunk

Les promesses tenues

Première évidence, le système est léger et peu encombrant. Ni trop ni trop peu, cela semble être le bon compromis. Corollaire : la discrétion. Son look très éloigné d’un reflex, persistant symbole d’une pratique experte de la photographie, lui permet de mieux se fondre dans le décor. Seule la visée oculaire peut laisser penser qu’il s’agit d’un appareil différent.

Deuxième confirmation : la qualité d’image. Ça pique fort, les fichiers fourmillent de détails. Les hautes sensibilités sont très bien gérées, ce qui, aidé par la grande ouverture de l’objectif, permet des conditions de prises de vues assez extrêmes.

mondrian like

Dans le même registre, la dynamique des fichiers me semble de haut niveau. Les fichiers encaissent des corrections a posteriori qui augurent beaucoup de bonnes choses.

Côté ergonomie, j’ai vite apprécié l’accessibilité du correcteur d’exposition, qui permet, avant même de déclencher, de prévisualiser l’ambiance lumineuse souhaitée, grâce au viseur électronique.

beaukeh

Je n’ai pas encore d’avis définitif pour les menus, raccourcis et autres facilités qui se construisent au fur et à mesure de l’usage (non, je ne suis pas du genre à éplucher -voire même ouvrir- le manuel).

Les bémols (de l’appareil ou de l’utilisateur)

Premier constat paradoxal pour un appareil au look rétro : le tout électronique, surtout côté viseur, est LA nouveauté qui impacte le plus l’usage. Il y a des moments où c’est un peu gênant (en cas de forte luminosité, de contraste important, l’image devient électronique, avec des aplats ou des zones bouchées) mais il s’agit juste de confort car le résultat final sera le même qu’avec un système purement optique. C’est une évidence mais le seul fait de viser aura à présent un impact sur la consommation électrique.

Néanmoins, à d’autres moments, cela se transforme en avantage. Ainsi, sans en faire un outil de visée nocturne, le viseur peut montrer une image meilleure que ce que l’œil voit quand la luminosité décroît. De même, il est possible de zoomer sur une endroit précis pour ajuster précisément sa mise au point. Comme évoqué un peu plus haut, le fait de visualiser en live les modifications d’exposition ou d’ouverture incitent à une économie de déclenchement.

urban tree

Parmi les autres possibilités un peu plus créative, j’imagine qu’il devrait être possible de passer le viseur en noir et blanc uniquement. Une bonne école pour éduquer le regard, apporter des contraintes fécondes à son quotidien. N’en déplaisent aux puristes, je suis enthousiaste sur ce que cela permet de faire, sur le seul principe du « qui peut le plus peut le moins ».

Quelques détails peuvent tout de même fâcher, je pense au bouchon d’objectif ainsi qu’à la courroie qui ne sont vraiment pas au niveau du reste.

two frogs

Bien évidemment, il s’agit d’une toute première impression. Je dois encore me forger un avis sur beaucoup de choses : l’autofocus, l’autonomie, les cas un peu extrêmes… Je dois probablement encore peaufiner ma façon de traiter les fichier sous Lightroom, mais cela ne m’inquiète pas outre mesure jusqu’ici.

La suite

J’ignore encore si ce petit compagnon peut me mener au switch complet, c’est à dire remplacer mon reflex et devenir mon unique système de prise de vue, mais je peux d’ores et déjà assurer que cette première prise en main est très encourageante. L’appareil est attachant, procure un plaisir simple de photographe, une sorte de « back to basis ».

Je ne suis pas un impulsif de la vente. Me séparer de mon réflex et de son parc d’objectif sera très probablement le fruit d’une réflexion mûrement acquise, mais si les différences deviennent minimes, pourquoi pas…

urban turtle

Preuve que j’y songe, j’ai déjà identifié les équivalents Fuji de mon parc actuel d’objectifs (notamment le 56mm f1.2 et le 14mm2.8)

Je me connais, plusieurs indices donneront une tendance sur la pérennité de ce mouvement : l’acquisition d’une courroie en cuir, d’un autre objectif, … seront autant de prémices à une migration amorcée.

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